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17th Nov 2006, 01:21 GMT
Au cours de ces "primaires", ils devront choisir entre la présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn et l'ex-premier ministre Laurent Fabius. Si aucun des trois n'est désigné au premier tour, un second sera organisé le 23 novembre. Les dirigeants socialistes, à commencer par le numéro un François Hollande, pronostiquent "une participation massive". Laquelle pourrait atteindre 80 % des inscrits. Principale inconnue: le comportement des nouveaux adhérents du PS, entrés au printemps moyennant une cotisation de 20 euros. Ils sont près d'un tiers des inscrits. Conséquence: les états-majors des trois candidats sont prudents dans leurs évaluations du score de chacun. Le scrutin s'ouvre à 16h00 presque partout en France (midi dans le Pas-de-Calais et plus tôt en Nouvelle-Calédonie). De leur côté, les socialistes établis en Corée du Sud, à Taïwan et à Londres, ont déjà voté. Les premières tendances ne devraient pas être connues avant jeudi minuit. Ségolène, chouchoute des sondages Depuis des mois, les sondages affirment que Ségolène Royal est la seule à gauche en mesure de faire jeu égal, voire de l'emporter, face au favori de la droite, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle du printemps prochain. Après six semaines de campagne, six grands débats, dont trois télévisés, la cote dans les enquêtes d'opinion de la présidente de Poitou-Charentes (et députée des Deux-Sèvres) a certes baissé mais a gardé une avance sur ses deux rivaux. Ségolène Royal a largement bâti son ascension sur son image de femme moderne, affichant sa volonté de faire de la politique d'une façon plus proche des gens. Cette énarque de 53 ans, ancienne ministre dans les gouvernements Bérégovoy et Jospin, veut incarner un "désir d'avenir" dans un pays inquiet face à la mondialisation et où s'est creusée la fracture entre les citoyens et les élites. Problème: les sondeurs ont analysé les opinions des sympathisants, et non des militants (voir paragraphe). Or jeudi, ce sont les seuls militants qui votent. Ce qui pourrait réserver quelques surprises... "Celui qui est aujourd'hui capable de donner un résultat est un magouilleur", va jusqu'à dire Claude Bartolone, le directeur de la campagne de Laurent Fabis... Des "pointages" internes au parti laissent d'ailleurs planer un (certain) doute: Ségolène Royal recueillerait autour de 50 % des voix, contre 25 % chacun pour MM. Fabius et Strauss-Kahn. Cela pourrait suffire pour la mettre en ballotage. Ses deux rivaux comptent d'ailleurs là-dessus pour la battre au second... Mais le "vote utile", qui a déjà conduit une large partie des cadres du PS à se rallier à la chouchoute des sondages, pourrait peser lourd dans ce scrutin. Celle qui a au départ fait campagne par-dessus la tête de l'appareil socialiste a peu à peu gagné le soutien de nombreux hiérarques: Pierre Mauroy, Georges Frêche (président du Conseil régional de Midi-Pyrénées), Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône)... Sur le papier, la député des Deux-Sèvres a le soutien de plus de la moitié des premiers secrétaires départementaux du PS. Sans que l'on sache si cela se traduira par un vote massif de leurs adhérents en faveur de la candidate de la "démocratie participative". De plus, les dirigeants de quatre des cinq plus grosses fédérations - Paris, Nord, Bouches-du-Rhône et Hérault - lui sont acquis. Fédérations qui regroupent à elles seules 20,8 % des électeurs socialistes. Réactions Nombre de quotidiens ont salué la bonne tenue des premières primaires jamais organisées dans l'Hexagone par une formation politique en vue des présidentielles (voir revue de presse). A l'UMP, le maire de Bordeaux (et ancien premier ministre de Jacques Chirac), Alain Juppé, estime que la campagne pour l'investiture socialiste a "plutôt donné une bonne image". "Cela a été parfois un peu confus, il y a eu quelques dérapages. Mais au total, c'est un exemple de démocratie devant les Français", a-t-il expliqué. http://www.france2.fr
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